Tu n’as pas à traverser ça seul·e.Besoin de parler ? 811, option 2
ancraBesoin de calme
ACCOMPAGNER UN JEUNE ADULTE

Être là.
Sans tout porter.

Quand votre enfant devenu adulte vit de l’anxiété, de la dépression, de la solitude ou un manque d’affection, il n’est pas toujours facile de savoir comment l’aider.

Vous pouvez chercher vos mots. Vous pouvez aussi chercher du soutien pour vous.

01 — REGARDER AU-DELÀ DES APPARENCES

Comprendre avant de conseiller.

01

Écouter ce qui change

Un retrait inhabituel, un sommeil perturbé ou des difficultés au quotidien méritent une conversation. Ces signes ne suffisent pas à poser un diagnostic.

02

Reconnaître la souffrance

Évitez de minimiser ou de faire la morale. Une difficulté qui vous semble petite peut prendre beaucoup de place pour votre jeune adulte.

03

Proposer un pas concret

Offrez une aide précise, sans tout décider : chercher une ressource ensemble, préparer un repas ou l’accompagner à un rendez-vous s’il le souhaite.

Repères : Gouvernement du Québec — accompagner un proche ↗

02 — DES MOTS QUI LAISSENT DE LA PLACE

Vous pouvez commencer comme ça.

Des exemples à adapter à votre relation.

QUAND L’ANXIÉTÉ PREND TOUTE LA PLACE« Je vois que c’est difficile. »+

« Veux-tu que je t’écoute, qu’on cherche une solution ensemble ou que je reste simplement près de toi ? »

Un moment calme peut être plus propice qu’une discussion au milieu d’une tension. Laissez du temps pour répondre.

QUAND L’ÉNERGIE MANQUE« On peut réduire la taille du prochain pas. »+

« Est-ce qu’un repas ensemble te ferait du bien, ou préfères-tu que je te laisse quelque chose pour plus tard ? »

Si la situation dure, s’aggrave ou perturbe sa vie, encouragez une consultation. Un professionnel pourra évaluer ses besoins.

QUAND LA SOLITUDE OU LE MANQUE D’AMOUR FAIT MAL« Je te crois quand tu dis que ça te manque. »+

« Je sais que ma présence ne remplace pas la relation que tu souhaites. Veux-tu qu’on passe un moment ensemble quand même ? »

Évitez les promesses comme « tu trouveras quelqu’un bientôt ». Vous pouvez offrir votre affection sans lui demander d’être reconnaissant·e ou d’aller mieux.

QUAND IL OU ELLE NE VEUT PAS PARLER« Je reste disponible, sans te forcer. »+

« Préfères-tu m’écrire, parler à quelqu’un d’autre ou qu’on en reparle une autre fois ? »

Proposez, écoutez les obstacles et revenez doucement sur le sujet. En cas de danger immédiat, demandez de l’aide sans attendre.

Un petit message, si parler est difficile.

Je pense à toi. Tu n’as pas besoin de faire semblant d’aller bien avec moi. Je peux t’écouter, passer un moment avec toi ou t’aider à chercher du soutien. Dis-moi ce qui te conviendrait, même si tu ne le sais pas encore.

03 — PROCHE, SANS PRENDRE TOUTE LA PLACE

C’est votre enfant.
C’est aussi un adulte.

Demandez son accord avant de prendre un rendez-vous pour lui, de proposer votre présence ou de partager ses confidences avec l’entourage. Convenez ensemble de la place qu’il souhaite vous donner.

Vous pouvez dire : « Qu’aimerais-tu que je fasse, et qu’est-ce que tu préfères garder pour toi ? »

Posez aussi vos limites : « Je peux t’accompagner demain. Ce soir, j’ai besoin de me reposer; cherchons qui pourrait être disponible. »

Vous pouvez transmettre vos inquiétudes à un intervenant et demander du soutien pour vous. Il peut vous écouter, même si la confidentialité l’empêche de vous communiquer des renseignements sur votre proche.

Québec — la place des proches dans les soins ↗

Chercher des ressources ensemble ↗
04 — SI SA SÉCURITÉ VOUS INQUIÈTE

Ne restez pas seul·e avec le doute.

S’il parle de mourir, de disparaître ou de ne plus pouvoir continuer, prenez ses paroles au sérieux. Demandez clairement : « Est-ce que tu penses au suicide ? » Poser la question ne donne pas l’idée; cela ouvre la discussion.

Écoutez sans jugement. Ne promettez pas de garder le secret si sa sécurité est menacée. Vous pouvez appeler une ligne d’aide vous-même, même s’il ne veut pas appeler.

Danger immédiat, tentative en cours ou blessure grave : appelez le 911. Restez auprès de la personne si vous pouvez le faire sans vous mettre en danger, et suivez les consignes des secours.

En savoir plus : Suicide.ca — parler avec un proche ↗

05 — VOUS AVEZ AUSSI BESOIN D’APPUI

Accompagner ne veut pas dire s’épuiser.

Vos limites et votre santé comptent aussi. Un organisme pour les proches peut vous aider à trouver des façons de communiquer et de préserver votre équilibre.

POUR LES PARENTS ET L’ENTOURAGE

CAP santé mentale

Une ligne de référence pour rejoindre une association de votre région. Ce n’est ni une ligne d’urgence ni une ligne d’écoute; les associations répondent pendant leurs heures de bureau.

1 855 272-7837Voir les services pour les proches ↗
POUR EN PARLER DÈS MAINTENANT

Info-Social 811

Un professionnel en intervention psychosociale peut vous écouter et vous orienter. Vous pouvez appeler pour vous-même ou pour un proche, gratuitement et confidentiellement, 24 h/24.

811, option 2En savoir plus sur Info-Social ↗

Sources consultées le 16 septembre 2026. Les exemples de conversation sont des propositions originales d’Ancra. Cette page fournit des repères généraux et ne remplace pas une consultation.